Perçage des rivets.

 

 

Voici le procédé que j’utilise pour percer mes rivets.

 

La mini-perceuse 230 V est branchée au travers d'un interrupteur/poussoir monté sur une petite planche en bois posée sous l’établi. Oui la maquette se construit aussi avec les pieds !

 

 

Après la gravure des lignes de structure à l'aide d'une échoppe, j'utilise une Rosie the Riveter pour marquer très légèrement l'emplacement des rivets.

L'étape précédente me sert uniquement de repère pour l'écartement des rivets, l'alignement et leur positionnement se fait à l'œil à l'aide d'un petit pointeau très fin et bien affuté.

La marque du pointeau doit être suffisamment profonde afin que le foret de 0,2 ou 0,3 mm selon les besoins soit bien guidé et ne ripe pas à côté de la marque.

Les marques terminées, il faut bien s'installer sur le plan de travail, bien calé pour éviter les tremblements, les pires ennemis des forets car c'est en tremblant qu'on les casses.

Je pose le foret sur la marque en appuyant très légèrement, et un petit coup sur le poussoir avec le pied et le tour est joué.

Si le foret tourne à l'approche de la marque non seulement le trou se trouvera à l'entrée ovalisé ou agrandi mais il y a risque de percer à côté de la marque.

La vitesse de rotation du foret est réglé au minimum soit 5000 tr/min pour éviter que le plastique fonde et se colle sur le foret.

Un système d'agrandissement genre loupe d'horloger est un plus pour ce travail.

Un problème apparaît dés le deuxième ou le troisième trou, les copeaux, statiques, se collent sur le foret  et autant éteindre la lumière pour essayer de le positionner sur la marque.

Vous pouvez toujours essayer de souffler dessus, mise à part cracher sur la maquette ça fera autant d'effet qu'une piqûre de moustique sur le cul d'un rhinocéros.

Deux solutions afin d'éviter de tout poser pour nettoyer le foret avec un petit pinceau afin d'éviter de le casser et de perdre beaucoup de temps.

Première solution : fixer une petite soufflette dans un petit étau comme ci-dessous. La vis sert à régler le débit d’air par pression sur la gâchette.

Simple mais il faut toujours se positionner dans le flux d'air et après 15 minutes vous êtes complètement congelé à cause des courants d'air.

 

 

Deuxième solution : le top, j'ai relié un tuyau d'air comprimé du détendeur pour l'aérographe, à un tube en aluminium fixé sur le corps du flexible, sur lequel j'y adapte une aiguille de seringue.

 

La pression nécessaire est réglée au manomètre, un robinet permet d'arrêter le débit d’air et l'aiguille de la seringue peut se plier et envoyer l'air juste sur le foret et ne gêne pas la visibilité.

Avec ce système le foret est toujours propre, nécessité pour un travail de précision.

 

Imaginez-vous, vautré sur le plan de travail, concentré sur le perçage des rivets et là !

L'aiguille de la seringue part comme un bouchon de champagne !
 
Conséquences, vous cassez le foret lors du décollage et si vous avez de la chance vous retombez sur votre chaise, si non parterre.

Alors il faut bien veiller à la fixation de l'aiguille de seringue! L'expérience a parlé.


Merci de votre visite.

Sweety Mars 2009.